La Direction Artistique

Yan Gilg - Directeur Artistique

 

Si l'on devait résumer Yan Gilg en une phrase, en jargon institutionnel, on dirait qu'il est un "artiste-citoyen issu des mouvements d'éducation populaire, activiste hiphop, à classer dans les cultures urbaines et les musiques actuelles". Disons plus justement qu'il est un de ces artiste engagés qui ne mettent pas de frontière entre culture et société; qu'il est de ces artistes qui considèrent l'art comme un vecteur d'émancipation, de changement, l'art comme transmetteur de connaissances, d'histoire et de mémoires, catalyseur d'espoirs et de luttes.

 

Il a traversé depuis la fin des années 80 toutes les esthétiques musicales et artistiques inscrites dans les réalités sociales, qui ont été porteuses de contestations.

Début 90, il s'investit dans le développement culturel des quartiers populaires strasbourgeois et fonde en 1996 " Les son d'la rue", plateforme artistique strasbourgeoise qui permet entre autres la création des différentes structures hiphop sur l'Alsace. 

En 2006, il crée Mémoires Vives, compagnie pluridisciplinaire ayant pour objectif de produire et diffuser des spectacles vivants traitant de l'histoire et des mémoires de l'immigration. 

Sous sa direction, Mémoires Vives se lance dans le projet d'un tryptique sur l'histoire coloniale française.

 

L'esthétique qu'il développe dans ces spectacles est celui d'une certaine théâtralité du rap. Il invente et développe un "théâtre sur beat", "rap théâtral", "théâtre urbain". Il aime le métissage, le croisement des esthétiques et des champs artistiques permettant ainsi un enrichissement réciproque, un renouvellement de chacun d'entre eux. Auteur, compositeur, interprète (titulaire du Diplôme d'Etat Musiques Actuelles), Yan Gilg se projette metteur en scène et dramaturge.

Angie Pict - Direction d'Acteurs

 

Metteur en scène, comédienne Angie débute par la musique, en suivant tout d’abord les cours du Collège de Marciac en formation Jazz. Par la suite elle passera un bac Histoire de l’art et décidera à cette période de se lancer dans le théâtre, art qu’elle pratique en parallèle de ses études. Elle suivra la formation "Vers un acteur pluriel" à Toulouse, dirigée par Michel Mathieu en 2011.

Puis rentrera à la faculté d’Aix-en-Provence où elle signe aujourd’hui la mise en scène de  Dans la République du bonheur de Martin Crimp, dans le cadre de son Master Professionnel Dramaturgie et écritures scéniques, accompagnée par Marie Vayssière et Anyssa Kapelusz.

 

Angie Pict crée la Compagnie Cris’Semant avec laquelle elle défend l’idée qu’« Il faut avoir la force de la critique totale, du refus, de la dénonciation désespérée et inutile. »

« Le théâtre est le lieu qui permet de convoquer cette force; il permet de l’accueillir tout en sachant qu’elle sera peut-être « inutile », mais qu’au moins elle aura été. Pasolini exprime ici le coeur de ma recherche artistique. Il est pour moi essentiel que l’espace théâtrale reste un espace de liberté et de recherche constante. Faire du théâtre est un acte de résistance, un acte politique, car il construit du temps et de l’espace poétique en partant de l’humain. »

 

Elle travaille depuis trois ans avec la compagnie Mémoires vives, où elle intervient au côté de Yan Gilg, en tant qu’assistante metteur en scène. Elle y fait de la direction d’acteur et y anime des ateliers théâtre. « J’ai découvert, en travaillant au sein de la compagnie Mémoires Vives la possibilité d’une recherche pluridisciplinaire où construisent ensemble danseur, rappeur, acteur d’horizon et d’origines différents ce qui donne une force aux propositions artistiques. »

© Centre Socio-culturel Jean Paul Coste (2014). 
 

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